Présentant l'Europe comme « un formidable vecteur de croissance pour toute l'économie mondiale », le Premier ministre a rappelé qu'elle était le plus grand marché développé du monde avec plus de 500 millions de consommateurs et 30 % du PIB mondial.
Accompagné de Christine Lagarde, Jean-Pierre Jouyet et de Jean-Pierre Landau, le Premier ministre a exposé la nature et les principes du projet européen. Il a rappelé que l'Union européenne est par essence un espace de débats et de compromis qui vise "à trouver des solutions qui soient au bénéfice de tous". Depuis soixante ans, "l'Europe n'a jamais cessé d'avancer et ses réussites surpassent de loin ses difficultés", a-t-il déclaré.
S'exprimant sur la crise grecque, le Premier ministre a défendu l'adoption en quelques semaines par les Etats membres d'un plan massif d'aide de 100 milliards d'euros et d'un plan de garantie financière de la zone euro de 750 millions d'euros. Face à cette crise sans précédent, l'Europe s'est montrée unie pour secourir l'un de ses membres. "La crise grecque a suscité un certain malaise sur l'avenir de l'euro. Mais cette crise n'a pas été provoquée par la faiblesse du système de la monnaie unique. Cette crise est liée à des finances publiques mal gérées", a précisé le Premier ministre.
Réduire le déficit public de la France à 6% du PIB en 2011
François Fillon a rappelé que la situation de la France était totalement différente de celle de la Grèce. Dans une perspective de réduction du déficit public, le Gouvernement a engagé un plan d'action destiné à ramener le déficit à 6 % du PIB en 2011 et à 3 % du PIB d'ici à 2013.
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