L’Italie vient d’être contaminée par les taux d’intérêts exhorbitants. Le pays a emprunté à 7,8 % vendredi soit 3,2% de plus qu’il y a 2 mois. Elle doit emprunter 440 milliards d’euros l’an prochain. Il ressort des conversations que personne ne peut aider l’Italie et un écroulement de cette dernière mettrait irrémédiablement fin à la zone euro.
Une des solutions soutenue par Nicolas Sarkozy serait de faire racheter la dette par la BCE Banque Centrale Européenne). Mais les Allemands y sont opposés, considérant que les pays endettés ne font pas assez d’efforts pour réduire la dette. L’Allemagne craint également qu’en laissant la BCE intervenir les petits pays les moins rigoureux pourraient laisser courir leur déficit.
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel envisagent « qu’une modification des traités est nécessaire pour améliorer la gouvernance de la zone euro et faciliter la convergence des politiques ». Des propositions seront présentées dans quelques jours avant le prochain Conseil européen, qui doit se tenir le 9 décembre à Bruxelles.
Pour maintenir l’euro il faut payer de plus en plus cher la perfusion. L’Europe est en train de s’enfoncer, et la réalité d’aujourd’hui donne raison à ceux qui avaient voté non au traité de Maastricht. La difficulté actuelle vient aussi de ce que nous sommes en précampagne électorale. Si on se contente de dire aux électeurs « tout va s’arranger grâce à l’Europe » et qu’il n’en est rien, les peuples finiront par se révolter.
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