Les Bourses européennes, sauf celle d'Athènes, reculaient à nouveau jeudi matin, les investisseurs s'inquiétant toujours des évolutions politiques en Grèce et surtout en Italie, dont la flambée des taux obligataires risque de plonger la zone euro dans le chaos.
La situation de l’Italie se dégrade de jour en jour. Pour la majorité des économistes une action massive de la BCE est devenue une obligation. En effet la Barclays Bank estime que l’Italie « a atteint le point de non retour » .
Selon l’agence Reuters, la France et l’Allemagne réfléchiraient à une réforme de la zone euro qui serait composée de moins de pays. Pour l’instant Berlin a démenti. Steffen Seibert, le porte-parole d'Angela Merkel, assure que «le gouvernement allemand ne poursuit absolument pas un tel projet ». Et de préciser qu'«au contraire, nos politiques visent à stabiliser la zone euro dans son ensemble et à s'attaquer aux problèmes à la racine. »
En proie à la panique des marchés, l'Italie cherche par tous les moyens à rassurer ces derniers en accélérant l'adoption des mesures économiques réclamées par l'Union européenne et le départ de Silvio Berlusconi d'ici à samedi 12 ou dimanche 13 novembre.
De son côté la Commission européenne craint une récession en Europe. "La croissance s'est arrêtée en Europe et nous pourrions connaître une nouvelle phase de récession", a prévenu le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, à l'occasion de la publication des prévisions économiques d'automne de l'exécutif européen.
Média Web