Ça coince sur deux aspects, les banques et l'Allemagne. Les dirigeants européens ont demandé aux banques de perdre 180 milliards d'euros en renonçant à 50 % de la dette grecque. Les discussions sont très difficiles car les banques ont refusé de s'asseoir sur une telle somme.
Paris et Berlin s'opposent sur le moyen de renforcer le fonds européen. Le gouvernement français souhaite que ce fonds européen devienne une banque pour favoriser les capacités de prêts aux pays en difficulté. Les Allemands ne veulent pas en entendre parler. En effet ils sont opposés à aider des pays en difficulté sans contre-partie,car ceux-ci continueraient d'emprunter pour payer leur dette sans faire l'effort pour la réduire.
Angela Merkel de son côté doit avoir l'aval du parlement allemand sur les solutions évoquées lors du sommet. La position allemande est que les États doivent se désendetter, et l'Allemagne donne l'impression de vouloir imposer à la France la rigueur à « l'Allemande ». En effet le différentiel des dépenses publiques entre la France et l'Allemagne est de 10 points du PIB ce qui est « kolossal ».
La réunion de mercredi sera la réunion de la dernière chance car l'enjeu est crucial pour éviter que la zone euro entre en récession et que le chômage augmente massivement.
Une inquiétude hante les dirigeants européens : que l'Italie prenne le chemin de la Grèce. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy auraient demandé à Silvio Berlusconi de prendre des mesures drastiques pour réduire la dette de son pays. Ce dernier envisage de faire passer l'âge de la retraite à 67 ans.
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