Le régulateur français de la confidentialité prépare des amendes pour Google et Amazon

PARIS – L’autorité française de protection des données CNIL est sur le point d’infliger des amendes de plusieurs millions d’euros à Google et à Amazon pour violation des règles de confidentialité de l’UE, selon des personnes proches du dossier.

Selon des documents consultés par POLITICO, Google sera condamné à une amende de 100 millions d’euros et à Amazon 35 millions d’euros pour violations des règles relatives à l’utilisation de la technologie de suivi des cookies.

La CNIL n’a pas confirmé les amendes, mais a indiqué que deux décisions seront publiées jeudi matin sur son site Internet.

L’amende de Google, signalée pour la première fois par Next Inpact, serait la plus importante jamais infligée à l’autorité française de protection des données. Ni lui ni Amazon n’ont répondu aux demandes de commentaires.

Les amendes soulignent la frustration croissante des régulateurs de la protection de la vie privée en Irlande et au Luxembourg, où la plupart des géants de la technologie sont basés, pour un manque perçu d’action pour freiner leurs excès. En vertu du règlement général de l’UE sur la protection des données, l’exécutant du pays où la société a sa base dirige les enquêtes.

L’autorité française impose l’amende en vertu de la directive e-Privacy, plutôt que de la loi phare de l’UE sur la protection des données, le règlement général sur la protection des données, c’est pourquoi elle est en mesure de prendre des mesures directes contre Amazon et Google, même si leurs bases européennes sont en Luxembourg et Irlande respectivement.

La sanction de 100 millions d’euros infligée à Google est la deuxième de la CNIL pour le géant des moteurs de recherche en autant d’années. Le chien de garde a condamné Google à une amende de 50 millions d’euros pour manque de transparence, fourniture d’informations inadéquates aux utilisateurs et absence de consentement valide pour cibler des publicités en 2019. Dans ce cas, la CNIL a pu utiliser le RGPD car Google n’était pas pleinement établi légalement à Dublin à ce moment.

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