Les dirigeants de l’UE s’apprêtent à sanctionner la Turquie

Les dirigeants de l’UE demandent des sanctions supplémentaires contre la Turquie pour les « activités de forage non autorisées du pays en Méditerranée orientale », selon le dernier sommet du Conseil européen conclusions.

Cette décision intervient alors que Reuters a annoncé que les États-Unis étaient sur le point d’imposer leurs propres sanctions contre la Turquie pour leur acquisition l’année dernière des systèmes de défense aérienne russes S-400, ce qui signifie qu’Ankara pourrait bientôt faire face à des mesures restrictives de la part de ses deux principaux partenaires occidentaux.

Les dirigeants ont donné au haut diplomate de l’UE, Josep Borrell, le mandat de présenter d’ici mars un rapport «sur l’état d’avancement des relations politiques, économiques et commerciales UE-Turquie et sur les instruments et options sur la façon de procéder, y compris sur l’extension et la portée »des sanctions, ce qui signifie qu’elles pourraient frapper les entreprises et les navires turcs impliqués dans les activités de forage.

Le texte original des conclusions du sommet, présenté mercredi aux ambassadeurs de l’UE, a été modifié pour répondre à certaines demandes grecques et chypriotes d’une ligne plus dure, soutenues par la France.

Le texte comprend désormais un nouveau libellé sur la migration, mais une ligne – qui figurait dans un projet précédent vu par POLITICO – disant que «l’UE appelle la Turquie à une gestion responsable des flux migratoires» n’a pas été incluse dans le document final. Une ligne disant que le rapport de Borrell inclurait également «le fonctionnement de l’union douanière» [between Turkey and the EU] n’a pas non plus fait la coupe finale.

Le texte comprend également un nouveau libellé sur Chypre, selon lequel le Conseil européen «soutient la reprise rapide des négociations» pour la réunification de l’île dans le cadre de l’ONU et «il attend la même chose de la Turquie».

Le texte inclut également quelques carottes pour Ankara, soulignant que «l’offre d’un agenda UE-Turquie positif reste sur la table».

Certains diplomates ont déclaré que l’UE cherchait à trouver un équilibre avec Ankara – un membre de l’OTAN et un allié clé sur la migration – en utilisant à la fois la carotte et le bâton pour essayer d’éviter une escalade. De nombreux États du sud, dont l’Italie et l’Espagne, préfèrent une ligne relativement douce, tout comme l’Allemagne.

Cette approche se reflète dans le fait que le texte ne contient pas, par exemple, un embargo sur les armes exigé par la Grèce et qu’il n’y a pas de décision immédiate d’imposer davantage de sanctions.

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