Un accord évite le pire, mais l’avenir de l’Irlande sera différent

À moins de surprises tardives comme une rébellion à Westminster ou par un État membre de l’UE, un accord de dernière minute conclu entre l’Europe et le Royaume-Uni permettrait d’éviter les pires craintes de l’Irlande le 1er janvier.

Un non-accord signifierait l’entrée en vigueur de droits de douane sur de nombreux produits et des prélèvements particulièrement élevés sur les produits agroalimentaires, martelant une industrie traditionnellement axée sur les exportations vers la Grande-Bretagne.

Le coût serait jusqu’à 100 000 emplois, selon une prévision de la Banque centrale, une perspective qui a poussé le gouvernement irlandais à un accord avec un enthousiasme croissant à mesure que le temps se resserrait.

Mais si l’accord attendu permettrait d’éviter le pire, il scelle une relation très différente avec le Royaume-Uni par rapport à ce qui était antérieur, ce qui entraînera de profonds changements à long terme pour l’économie irlandaise.

Les termes reflètent une interprétation «dure du Brexit» du référendum de 2016 qui était une position extrêmement minoritaire pendant la campagne elle-même, et n’a dominé qu’avec l’ascension au pouvoir du Premier ministre Boris Johnson et de ses alliés purs et durs.

Dans le cadre d’un accord, des déclarations en douane seront requises sur le commerce entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne, une formalité qui alourdit les coûts pour les entreprises et signifiera que la facilité des échanges dont jouit depuis longtemps les îles appartient au passé.

De nombreux changements seront apportés aux échanges quotidiens entre les juridictions. Les qualifications professionnelles britanniques ne seront plus automatiquement reconnues dans l’UE. Les ressortissants britanniques auront besoin de visas pour les séjours de plus de 90 jours sur toute période de 180 jours pour la majeure partie du continent et auront besoin d’une preuve d’assurance maladie – des termes familiers aux visiteurs non européens comme les Australiens. Chaque secteur de l’économie a de nouvelles exigences qui provoqueront des frictions là où il n’y en avait pas auparavant.

La fin du commerce sans soudure signifiera que l’orientation économique à long terme vers ou via la Grande-Bretagne aura moins de sens pour l’Irlande.

La perturbation du fret passant par la Grande-Bretagne après que la France a bloqué les camions et imposé des exigences de tests Covid-19 négatifs aux conducteurs cette semaine en raison des craintes d’une nouvelle souche infectieuse a montré la vulnérabilité de l’Irlande aux problèmes sur le pont terrestre britannique.

Il est peu probable que le changement du 1er janvier soit transparent, d’autant plus que des aspects tels que le nouveau système informatique du Royaume-Uni n’ont presque pas été testés et que les entreprises n’ont guère plus d’une semaine pour s’adapter aux derniers détails du fonctionnement du nouveau système.

Chaîne d’approvisionnement

Mis à part les perturbations à court ou moyen terme, les entreprises ne devraient pas s’attendre à ce que le commerce via la Grande-Bretagne revienne à ce qu’il était auparavant. Pour toute l’île d’Irlande, les conditions qui ont déterminé les anciennes routes de la chaîne d’approvisionnement ont changé et ont changé de façon permanente, faisant pencher la balance vers des liens directs avec le reste de l’UE.

Cela accélère une tendance facilitée par l’adhésion de l’Irlande au prédécesseur de l’UE, la Communauté économique européenne en 1973, après quoi le commerce avec la Grande-Bretagne a relativement diminué, tout en augmentant avec le reste du monde.

Cette année-là, le Royaume-Uni a acheté 55 pour cent des exportations de marchandises irlandaises. En 2019, il n’en a acheté que 10%. Il a été remplacé comme destination des exportations irlandaises par le reste de l’UE dans les années 80 et par les États-Unis dans les années 2000.

Accordé à la hâte, toutes les implications de ce que les nouveaux termes commerciaux avec le Royaume-Uni et le protocole d’Irlande du Nord signifieront dans la pratique n’apparaîtront pleinement qu’avec le temps.

Mais fondamentalement, en tant que petite île au large de l’Europe, nous ne serons plus un appendice du marché britannique, mais plutôt un appendice du marché continental. Cela changera nos itinéraires d’approvisionnement, les points de vente faciles à commander en ligne, les produits sur nos étagères et, éventuellement, les magasins dans nos rues.

Les changements économiques, culturels et politiques vont de pair. Le Brexit n’était pas la décision ou la préférence de l’Irlande, mais la conséquence est qu’il nous orientera économiquement et politiquement vers le continent.

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