L’administration Biden renonce aux sanctions pour le chef du pipeline Nord Stream 2

La nouvelle décision de l’administration Biden est susceptible de susciter des critiques de la part des législateurs qui ont fait valoir que plusieurs navires et entités de pose de canalisations, y compris Nord Stream 2 AG et son PDG, pourraient faire l’objet de sanctions en vertu de la loi Protecting Europe’s Energy Security Act de 2019, connu sous le nom de PEESA.

Le rapport du département d’État demandera que quatre entreprises et quatre navires qui soutiennent la construction du pipeline soient inscrits sur la liste des sanctions, ont indiqué des sources.

La nouvelle de la renonciation a été rapportée pour la première fois par Axios.

Un porte-parole du département d’État n’a pas commenté sur les dérogations pour Warnig ou sa société, qui appartient à la société gazière russe Gazprom.

« L’administration Biden a clairement indiqué que le gazoduc Nord Stream 2 était un projet géopolitique russe qui menace la sécurité énergétique européenne et celle de l’Ukraine et des alliés et partenaires du flanc oriental de l’OTAN », a déclaré le porte-parole. «Nous continuons à examiner les entités impliquées dans des activités potentiellement sanctionnables et avons clairement indiqué que les entreprises risquaient des sanctions si elles étaient impliquées dans Nord Stream 2.»

Les sanctions contre les entreprises qui construisent ou financent le gazoduc, qui livrerait du gaz naturel de la Russie à l’Allemagne, bénéficient d’un soutien bipartite au Congrès. Mais l’administration Biden tient à entretenir de bonnes relations avec le gouvernement allemand, qui a soutenu le projet.

Les législateurs républicains en particulier avaient poussé l’administration Biden à utiliser des sanctions financières pour arrêter le pipeline.

« Si le régime de Poutine est autorisé à terminer ce pipeline, ce sera parce que l’administration Biden a choisi de le laisser se produire », a déclaré le représentant Michael McCaul (R-Texas) via un communiqué de son bureau. «Je veux être clair: ce pipeline n’est pas un simple projet commercial qui pourrait nuire à notre relation avec Berlin. C’est un projet d’influence maligne russe qui menace d’approfondir la dépendance énergétique de l’Europe vis-à-vis de Moscou, de rendre l’Ukraine plus vulnérable à l’agression russe et de fournir des milliards de dollars dans les coffres de Poutine.

Les sanctions contre les compagnies maritimes qui construisent le pipeline pourraient encore retarder l’achèvement de Nord Stream 2, qui est achevé à plus de 90%, selon les sources. Les opposants au pipeline comptent également sur le Parti vert allemand, qui s’est opposé au pipeline, pour remporter des sièges aux élections législatives prévues en septembre.

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