Le Brexit arrête d’accélérer les billets à la frontière

Appelez cela un dividende du Brexit.

Les contraventions pour excès de vitesse et autres amendes pour infractions routières délivrées aux conducteurs britanniques dans l’UE – et vice versa – ne peuvent plus être appliquées après la fin de la période de transition du Brexit, ont déclaré mercredi des responsables français au Times.

Le départ du Royaume-Uni du bloc signifie qu’une directive européenne de 2015 couvrant les échanges transfrontaliers d’informations relatives aux infractions routières – permettant aux pays de l’UE d’échanger des données sur les automobilistes et d’envoyer des sanctions – ne s’applique plus.

Les conducteurs britanniques peuvent toujours se voir imposer des sanctions sur place s’ils sont arrêtés par la police, mais dans la pratique, ils ne se verront plus infliger d’amendes après leur retour chez eux. Il en va de même pour les conducteurs européens au Royaume-Uni

En 2019, la France a enregistré 444378 infractions au code de la route commises par des conducteurs britanniques, allant de l’utilisation d’un téléphone au volant (135 €) au dépassement de la limite de vitesse de plus de 50 kilomètres par heure (1500 €).

La France risque de perdre jusqu’à 60 millions d’euros par an de billets impayés, selon le site automobile français Caradisiac.

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