La Belgique va commencer à assouplir le verrouillage lundi, y compris pour les voyages et les écoles

La Belgique commencera à assouplir les restrictions relatives aux coronavirus au cours des prochaines semaines à partir de lundi prochain, lorsque les écoles commenceront à rouvrir et que l’interdiction des voyages non essentiels sera levée, a annoncé mercredi le gouvernement.

Certaines entreprises comme les coiffeurs commenceront également à rouvrir la semaine suivante, tandis que les repas en plein air dans les bars et restaurants seront autorisés à partir du 8 mai.

Le Premier ministre Alexander De Croo a annoncé les plans après plusieurs heures d’intenses négociations avec les ministres nationaux et régionaux responsables de la santé publique et d’autres domaines concernés.

« Nous avons choisi une approche prudente et réaliste dans laquelle nous parions sur la confiance », a déclaré De Croo lors d’une conférence de presse.

La réouverture des écoles débutera lundi avec le retour sur place des élèves de la maternelle, du primaire et de ceux des deux premières années de l’enseignement secondaire. Tous les autres élèves du secondaire continueront de suivre des cours hybrides. Les étudiants universitaires seront autorisés à suivre des cours sur place un jour par semaine. Les examens seront passés sur place.

Tous les élèves du secondaire pourront revenir sur place à partir du 3 mai, en attendant une réévaluation de la situation à la fin du mois.

Lorsque les restrictions de voyage non essentielles seront levées lundi prochain, ceux qui reviennent de zones considérées comme des «zones rouges» en raison de niveaux élevés d’infections devront être mis en quarantaine pendant sept jours à l’arrivée, avec un test obligatoire de coronavirus les jours 1 et 7. Il y aura pas d’exemption pour les voyageurs déjà vaccinés.

Les entreprises comme les coiffeurs qui sont considérés comme non essentiels et qui ont un contact direct avec les clients commenceront alors à rouvrir le lundi suivant, le 26 avril. Il ne sera également plus nécessaire de prendre rendez-vous pour faire des achats dans des magasins non essentiels à partir de ce point.

Le gouvernement augmentera également ce jour-là le nombre de personnes autorisées à assister à des rassemblements sociaux en plein air, de la limite actuelle de quatre à un maximum de 10.

Le 8 mai, la Belgique lancera son soi-disant «plan plein air» pour permettre les activités culturelles, les offices religieux et les sports. Les bars, cafés et restaurants pourront également ouvrir uniquement avec des sièges extérieurs – un compromis durement gagné entre les responsables qui avaient appelé à plus de prudence dans l’assouplissement des règles et ceux qui ont poussé à offrir plus de soutien à l’industrie de la restauration.

Le couvre-feu actuel de minuit à 5 heures du matin sera remplacé à partir du 8 mai par une interdiction des rassemblements en plein air de plus de trois personnes le soir. Les résidents belges pourront également à nouveau accueillir deux personnes du même ménage à l’intérieur de leur maison.

La question de la réouverture des bars et des restaurants a été âprement débattue, certains politiciens faisant pression pour la réouverture des restaurants en plein air le 1er mai, et d’autres insistant sur le fait qu’elle devrait être reportée au 15 mai. et le chef du parti socialiste francophone, Paul Magnette, tandis que De Croo et le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke étaient plus réticents à s’ouvrir plus tôt.

Une réouverture complète du secteur hôtelier n’est prévue qu’en juin.

La Belgique est soumise à des règles plus strictes depuis trois semaines maintenant pour tenter de freiner la hausse des cas de coronavirus, après que le gouvernement a mis en œuvre une soi-disant pause de Pâques annoncée le 24 mars. Bien que le nombre d’infections diminue actuellement dans le pays, le nombre de les décès continuent d’augmenter et les hôpitaux signalent un nombre élevé de patients atteints de coronavirus en soins intensifs.

La dernière fois que le gouvernement a annoncé son intention de rouvrir, début mars, une recrudescence des infections causées par la soi-disant variante britannique du virus a finalement incité les responsables à inverser la tendance.

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