Les attaques contre la liberté de la presse aggravées par la pandémie, selon un rapport du Conseil de l’Europe

Les réponses du gouvernement européen à la pandémie de COVID-19 ont limité la capacité des journalistes à faire des reportages librement, a constaté un rapport publié mercredi par la plateforme de sécurité des journalistes du Conseil de l’Europe.

Le rapport, rédigé par une coalition d’ONG de la liberté de la presse, de fédérations de journalistes et d’alliances médiatiques, indique que «en 2020, des dommages extraordinaires ont été infligés à la pratique d’un journalisme libre et indépendant» en raison des réglementations d’urgence. Certaines de ces lois enfreignaient l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, affirme le rapport.

Les pratiques gouvernementales critiquées par le rapport incluent la fixation de sanctions pour les reportages jugés inexacts et le refus d’accès de la presse aux informations concernant la pandémie.

Il y a également eu une augmentation des actes de violence ou de harcèlement contre les journalistes, qui, selon le rapport, ne sont pas suffisamment dissuadés, mentionnant l’impunité entourant des affaires très médiatisées telles que le meurtre de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia en 2017, pour lequel un seul homme a été condamné en février dernier. .

Le document présente une série de propositions visant à protéger la liberté de la presse face aux défis de l’année écoulée, mettant l’accent sur un contrôle indépendant du journalisme et la protection juridique des journalistes confrontés au harcèlement et à l’intimidation. Certaines de ces mesures ont déjà été approuvées lorsque la Recommandation du Comité des Ministres sur la sécurité des journalistes a été adoptée par le Conseil de l’Europe en 2016, mais n’ont pas été mises en pratique, indique le rapport.

Ce rapport intervient après que Reporters sans frontières a abaissé le classement de la liberté des médias pour plusieurs États européens la semaine dernière, dont l’Allemagne, la Pologne et la Hongrie, et un rapport de l’Union des libertés civiles pour l’Europe le mois dernier a révélé que la pandémie affaiblissait l’état de droit dans l’UE.

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