0,1018€/kWh TTC, 0,2142€/kWh en heures pleines, heures creuses à 0,1589€/kWh, ce que vous devez vérifier avant de changer

Europe InfosActualités0,1018€/kWh TTC, 0,2142€/kWh en heures pleines, heures creuses à 0,1589€/kWh, ce que...
5/5 - (234 votes)

Le prix de l’électricité peut changer au sein d’une même journée, et l’écart n’a rien d’anecdotique. En 2026, le tarif réglementé en option Base sert souvent de repère, à 0,2001 /kWh TTC. Mais dès que l’on bascule sur une option heures pleines / heures creuses, le compteur sépare les consommations, avec un kWh moins cher sur certains créneaux et plus cher sur les autres.

Cette logique se traduit par des chiffres très concrets. Au Tarif Bleu EDF en HP/HC, le kWh descend à 0,1589 /kWh en heures creuses et monte à 0,2142 /kWh en heures pleines. Sur le marché, l’écart peut devenir plus spectaculaire, TotalEnergies affichant 0,1018 /kWh TTC en heures creuses sur son offre Heures Eco. Ces prix ne se valent que si les usages suivent, sinon la promesse d’économie peut se retourner contre le consommateur.

Enedis fixe 8 heures creuses et façonne le prix /kWh

Le mécanisme repose d’abord sur l’organisation du réseau. Les plages d’heures creuses correspondent à 8 heures par jour, et elles sont fixées par Enedis. Les créneaux sont fréquemment positionnés la nuit, parfois avec un segment en début d’après-midi, selon les zones. Résultat, deux voisins dans une même ville peuvent avoir des horaires différents, et un même appartement ne choisit pas librement son découpage.

Derrière ces créneaux, la logique est d’inciter à déplacer une partie de la consommation vers des moments où la demande est plus basse. Le compteur, avec son double index, enregistre séparément les kWh consommés en heures pleines et en heures creuses. Ce détail technique compte, car une famille qui pense profiter du tarif réduit, mais qui utilise surtout l’électricité au retour du travail, peut payer un kWh plus élevé sur la part majoritaire de sa consommation.

La contrainte horaire pèse concrètement sur les usages. Programmer un chauffe-eau, lancer une lessive, décaler un lave-vaisselle, ou planifier la charge d’une voiture électrique, suppose une certaine organisation. Sur le papier, l’écart de prix rend l’effort séduisant. Dans la réalité, tout dépend de la capacité à automatiser, ou au moins à répéter des habitudes, sans multiplier les contraintes au quotidien.

Une nuance s’impose: la répartition des heures creuses ne garantit pas une économie automatique. Les créneaux sont souvent nocturnes, ce qui favorise les équipements programmables, mais pas tous les postes de consommation. Le chauffage électrique, par exemple, peut rester très présent en soirée, donc en heures pleines. La tarification au bon moment devient alors une discipline plus qu’une simple option à cocher.

Tarif Bleu EDF: 0,1589 /kWh en creuses contre 0,2142 en pleines

Le Tarif Bleu EDF reste un point de comparaison majeur en 2026. En option Base, le prix est à 0,2001 /kWh TTC. En option HP/HC, le kWh passe à 0,1589 /kWh en heures creuses et à 0,2142 /kWh en heures pleines. Cette structure met en scène un compromis net: une remise sur 8 heures, une majoration sur le reste de la journée.

Lire :  Technologies Stratégiques : Bruxelles ambitionne de produire 40 % des technologies propres en Europe d’ici à 2030

Le différentiel est mesurable. Le kWh creux à 0,1589 /kWh ressort comme environ 20,6 % moins cher que l’option Base à 0,2001 /kWh. Dans le même temps, le kWh plein à 0,2142 /kWh est environ 7 % plus cher que l’option Base. Autrement dit, un foyer qui ne déplace qu’une faible part de sa consommation vers les creuses peut constater une hausse, même avec une partie de kWh facturée moins cher.

Il faut aussi intégrer la part fixe. En repère 6 kVA, l’abonnement annuel en option HP/HC est indiqué à 190,32 /an. Ce montant, plus élevé que celui associé à l’option Base, doit être amorti par des économies sur l’énergie. La logique est simple: plus l’abonnement est lourd, plus il faut de kWh basculés en heures creuses pour retrouver l’avantage.

Un point technique change la lecture: le prix du kWh en HP et en HC ne varie pas selon la puissance du compteur, alors que l’abonnement, lui, augmente avec la puissance souscrite. Cela signifie qu’un ménage en 9 ou 12 kVA n’obtient pas un meilleur kWh grâce à son abonnement plus élevé. L’intérêt de l’option se joue alors sur le profil de consommation, pas sur une montée en puissance.

TotalEnergies affiche 0,1018 /kWh en heures creuses sur Heures Eco

Sur les offres de marché, les écarts de prix peuvent être plus marqués que sur le tarif réglementé. TotalEnergies met en avant son option HP/HC dans l’offre Heures Eco, avec un kWh à 0,1018 /kWh TTC en heures creuses et 0,2142 /kWh TTC en heures pleines. Sur le seul prix creux, l’écart avec le tarif réglementé est frappant, et c’est ce chiffre qui attire l’œil.

Cette grille rappelle qu’un tarif très bas sur un créneau ne suffit pas à juger une facture. La journée reste majoritairement facturée au prix plein, et ici le kWh heures pleines est affiché à 0,2142 /kWh TTC. L’offre s’adresse donc en priorité à ceux qui ont une consommation déplaçable et régulière, avec des appareils programmables qui tournent pendant les 8 heures creuses.

Le poste abonnement pèse aussi dans l’équation. Pour une puissance 6 kVA, TotalEnergies indique un abonnement à 15,86 /mois TTC, et il augmente avec la puissance, par exemple 19,88 /mois à 9 kVA ou 23,76 /mois à 12 kVA selon les tableaux fournis. Même sans entrer dans une simulation complète, cela rappelle qu’un tarif énergie attractif peut être compensé, en partie, par un abonnement plus élevé.

Un autre élément invite à la prudence: les tableaux présentent des valeurs HT et TTC, ce qui rend les comparaisons délicates si l’on mélange les colonnes. Pour un consommateur, la question pratique devient combien coûte mon kWh payé, en TTC, et sur quel volume basculé en creuses. Le prix plancher à 0,1018 /kWh reste un signal fort, mais il ne décrit pas à lui seul le coût annuel.

Lire :  La pression sur les hôpitaux due à la poussée de Covid-19 devrait culminer la semaine prochaine

EDF Zen Fixe: 0,1510 /kWh en creuses et 50 d’économie annoncée

EDF commercialise en 2026 plusieurs offres compatibles HP/HC, et sa moins chère mentionnée sur ce segment est Zen Fixe. Le prix du kWh y est donné à 0,1510 /kWh en heures creuses et à 0,1969 /kWh en heures pleines, en repère 6 kVA TTC. Cette structure rapproche davantage les heures pleines du prix Base, tout en conservant un rabais sur les creuses.

EDF met en avant une économie estimée à 50 par an par rapport au tarif réglementé de vente en HP/HC, selon les conditions affichées pour juillet 2026. Il s’agit d’un ordre de grandeur communiqué à partir d’un profil-type, ce qui appelle une nuance: le gain réel dépendra de la consommation totale, de la part basculée en heures creuses, et du niveau d’abonnement. Pour certains ménages, l’écart peut être inférieur.

Cette offre illustre aussi la diversité interne d’un même fournisseur. EDF indique proposer plusieurs offres en option HPHC, et c’est un point souvent sous-estimé: le prix EDF n’est pas un bloc unique. Entre tarif réglementé, offres de marché et options, les grilles changent, et la comparaison doit se faire sur des valeurs TTC, avec la même puissance, et le même type d’option.

Le rôle des outils de suivi entre alors en jeu. Certaines applications affichent les créneaux d’heures creuses et peuvent alerter en temps réel lors du passage en période creuse ou pleine. Cette aide, si elle est utilisée, peut rendre l’option plus efficace, notamment pour les ménages qui n’ont pas d’automatisation complète. À l’inverse, sans suivi, une offre HP/HC peut rester théorique et ne pas se traduire sur la facture.

Comparer les options sans se tromper: kWh, abonnement et fin de l’ARENH

Comparer des prix au kWh sans regarder l’abonnement conduit souvent à une lecture faussée. Les repères disponibles en 2026 montrent l’intérêt d’un calcul simple pour se situer: en option Base à 0,2001 /kWh, 100 kWh reviennent à 20,01 hors abonnement, 500 kWh à 100,05, 1 000 kWh à 200,10. Ce type d’ordre de grandeur aide à mesurer ce que représente un écart de quelques centimes sur une année.

En HP/HC, le raisonnement se complique, car il faut répartir la consommation entre les deux index. Un ménage qui consommerait, par exemple, une fraction significative de ses kWh sur les 8 heures creuses, peut bénéficier du kWh à 0,1589 /kWh au Tarif Bleu. Mais si une majorité de kWh reste en heures pleines à 0,2142 /kWh, l’économie attendue peut se dissoudre. La discipline de consommation devient une variable centrale.

Le contexte de marché pèse aussi sur les offres. Le mécanisme ARENH, qui imposait à EDF de vendre à la concurrence jusqu’à 100 TWh par an à un prix fixé (42 /MWh), a pris fin au 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, l’approvisionnement se fait sur les marchés ou via les moyens de production propres, avec la mise en place d’un VNU qui prélève une partie des revenus du parc nucléaire au-delà de certains seuils pour les reverser aux consommateurs.

Lire :  L'Italie introduit une interdiction de voyager à Noël pour contrôler le coronavirus

Ce changement de cadre n’implique pas mécaniquement une hausse ou une baisse immédiate pour chaque ménage, mais il renforce l’idée que les offres peuvent évoluer et que le bon choix dépend d’un instant donné et d’un profil donné. Une critique revient souvent: l’abondance d’offres et de grilles complique la compréhension, surtout quand des prix très bas sur un créneau masquent un équilibre global moins favorable. En pratique, l’option HP/HC devient pertinente quand les usages déplaçables sont réels, réguliers et mesurables.

À retenir

  • En 2026, l’option Base au tarif réglementé sert de repère à 0,2001 €/kWh TTC.
  • En HP/HC, le kWh baisse en heures creuses mais augmente en heures pleines, avec un abonnement souvent plus élevé.
  • TotalEnergies affiche 0,1018 €/kWh TTC en heures creuses sur Heures Eco, mais le prix heures pleines reste déterminant.
  • EDF Zen Fixe annonce 0,1510 €/kWh en creuses et une économie estimée de 50 € par an vs TRV HP/HC.
  • La fin de l’ARENH au 31 décembre 2025 modifie le cadre d’approvisionnement en 2026, renforçant l’intérêt des comparaisons.

Questions fréquentes

Combien d’heures creuses a-t-on par jour en 2026 ?
Le principe standard repose sur 8 heures d’heures creuses par jour. Ces plages sont fixées par Enedis et varient selon le lieu d’habitation, souvent la nuit et parfois en début d’après-midi.
Quel est le prix du kWh au tarif réglementé en août 2026 ?
En option Base, le tarif réglementé est indiqué à 0,2001 €/kWh TTC. En option heures pleines/heures creuses, le Tarif Bleu affiche 0,1589 €/kWh TTC en heures creuses et 0,2142 €/kWh TTC en heures pleines.
Pourquoi une offre avec un kWh très bas en heures creuses peut coûter plus cher au total ?
Parce que l’électricité consommée en heures pleines peut être facturée plus cher que l’option Base, et parce que l’abonnement HP/HC est souvent plus élevé. Si la majorité des usages n’est pas réellement déplacée vers les heures creuses, l’avantage du kWh réduit peut être insuffisant.
Les prix du kWh en heures pleines et en heures creuses changent-ils selon la puissance du compteur ?
Les repères indiquent que le prix du kWh en heures pleines et en heures creuses est identique quelle que soit la puissance (6, 9, 12 kVA). En revanche, le montant de l’abonnement augmente avec la puissance souscrite.
Qu’est-ce qui a changé au 1er janvier 2026 avec l’ARENH ?
Le dispositif ARENH a pris fin le 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, les fournisseurs s’approvisionnent sur les marchés ou via leurs moyens de production, et un versement nucléaire universel (VNU) prélève une partie des revenus du parc nucléaire d’EDF au-delà de certains seuils afin de les reverser aux consommateurs.

Pourquoi l’agilité organisationnelle est devenue un levier de performance

Coupe du monde 2030, finale à Madrid ou au Maroc, menace de retrait brandie, ce que l’Espagne risque vraiment de perdre

Michel Gribouille
Michel Gribouille
Michel Gribouille couvre l'actualité européenne, économique, technologique et sociétale avec une approche accessible et documentée. Curieux de nature, il décrypte les sujets qui façonnent l'information afin d'en faciliter la compréhension. Pour enrichir ses recherches et optimiser la rédaction de ses contenus, il s'appuie sur l'intelligence artificielle, tout en réalisant une relecture, une vérification des informations et une validation éditoriale avant chaque publication.
- Advertisement -spot_img
Actualités
- Advertisement -spot_img